Anticiper : pourquoi réserver sa cure tôt reste primordial
Plus d’un curiste sur deux réserve sa cure plusieurs mois à l’avance : en 2022, selon la Fédération thermale française, près de 60 % des séjours étaient programmés plus de 3 mois avant le début de la cure, avec une anticipation moyenne de 4,5 mois pour les cures liées aux affections rhumatismales (source : Dossier de presse FNF, 2023).
Cette nécessité découle de plusieurs faits :
- La période de disponibilité des soins : la majorité des stations sont ouvertes de début mars à fin novembre, avec un pic entre mai et octobre.
- La capacité d’accueil limitée : malgré plus de 200 stations en France, certaines orientations (post-cancer, phlébologie, affections digestives) peuvent n’être proposées que dans quelques sites spécifiques. Ces établissements affichent rapidement complet.
- Les démarches logistiques pour l’hébergement, les transports adaptés et/ou l’accueil de curistes en situation de handicap : la demande est souvent supérieure à l’offre.
- L’accompagnement familial : organiser la venue d’un aidant ou d’un conjoint nécessite là aussi d’anticiper, notamment pour concilier travail et cure.
Attendre le dernier moment expose donc à trois risques : ne pas bénéficier de la prise en charge, voir les créneaux de soins visés indisponibles, ou devoir renoncer à certains accompagnements (logement adapté, accompagnement nutritionnel, ateliers complémentaires…).