Perceptions sensorielles et rumeurs locales : l’influence du vécu
Sur le plan organoleptique, certains remarqueront que l’eau semble plus « vive » ou légèrement plus tempérée au printemps, après la fonte des neiges du Massif Central voisin. Pourtant, les mesures, officielles ou internes à l’établissement, ne confirment pas de différences flagrantes en concentration de soufre ou en salinité.
La perception personnelle varie selon d’autres facteurs :
- Sensibilité individuelle : L’odorat humain est sensible à de faibles fluctuations d’éléments soufrés perceptibles à partir de 0,05 mg/l, mais la composition de Montrond-les-Bains reste stable autour de 0,08 mg/l, ce qui garantit la permanence du parfum caractéristique des bassins.
- Effets de l’atmosphère sur la détente : Une cure hivernale, enveloppée du silence feutré et des brumes du parc, procure une sensation différente d’un bain d’été, ouvert sur la lumière verte des feuillus. Il s’agit surtout d’une expérience “climatique” globale, plutôt que d’une variation physique de l’eau.
Anecdote recueillie auprès d’agents thermaux : “On reçoit chaque année des curistes qui nous jurent ressentir une différence selon la saison… mais les compteurs en salle d’analyse sont invariables !”.